• Liberté, liberté chierie ...

    Liberté, liberté chierie ...

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le pigeon est tailleur dans les airs, il survole et découpe toutes les heures, prend de la hauteur puis redescend enfin quand vient le crépuscule. Il se pose sur la branche basse et collante d'un étrange résineux élyséen et se met à roucouler, comme un con de pigeon.

     

    Monologue roucoulé  :

    Je défèque sur tout ce qui bouge ou ne bouge pas, je caque sur tous ceux qui me gavent avec leurs belles paroles, leurs beaux discours, je crotte sur ceux qui n'ont pas de chance, sur ceux qui croient au ciel et sur ceux qui n'y croient pas, je chie même sur l'épaule du président de la répudique, et je sème quelques fientes sèches sur les gens qui courent après la liberté sans jamais la rattraper.

    Je suis un pigeon semeur de mauvaises graines de discordes, pas un pigeon qui va vous entonner une marseillaise remplie de sang impur au milieu de nos sillons, ni une internationale pour tous les damnés de la terre, non, je suis un pigeon acculturé qui n'a jamais lu, écouté une analyse politique ou économique sérieuse (surtout pas du Bernard Maris), qui n'a même jamais regardé la télé, ou juste du coin de l'œil, perché sur un balcon, attendant des restes. Ma vie est un mauvais roman dont les pages sont accrochées dans les cabinets minestérels.

     

    Silence du pigeon au crépuscule

    Le pigeon s'est endormi, libre comme l'air de rien. Sa pigeonne l'a rejoint ; et on entend défiler les minutes de silence avec tout un tas de bruit dedans.

     

    et pour aller plus loin, une chanson de Sarcloret, "La chair à saucisse "

     

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