• La mer ? Tu la vois ?

    La mer ? Tu la vois ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La mer

    Tu la vois ?

    Avec son calme et sa couleur d'horizon.

     

    Elle roule avec le vent, dévore nos mensonges et met nos fragiles solitudes sous tutelle. Elle étale sa tendresse sur le sable blanc, écarte ses jambes chargées de mousse.

     

    La mer

    Avec la force et le galop de ses vagues.

     

    Qu'il ferait bon se cacher sous ses jupes ambrées loin des chagrins inutiles, s'endormir et rêver d'une nouvelle étoile sur nos jeunesses retrouvées.

     

    La mer

    Avec ses colères et les pétales blancs de ses voiles.

     

    On rangerait pour toujours couteaux et fusils au fond d'un grenier, oubliant massacres, tueries, calculs et complots. On parlerait d'amour et de liberté, d'égalité et de justice, d'accueil et de fraternité, d'espoir.

    Nous serions des hommes qui ne marchent plus dans le sang des autres.

     

    La mer

    Avec ses flots tremblants où scintillent les voyages.

     

    On oublierait les briseurs de (g)rêves, les naufrages vertigineux et les ailes repliées de la mort quand la nuit promène sa douleur.

    On attendrait le soleil afin de pouvoir cueillir "un de ces fils d'or pour ourdir nos journées"(1).

     

    La mer

    Je la vois. Elle est en moi.

     

    Elle fait danser le ciel et invente la lumière.

     

    (1) Marceline Desbordes-Valmore

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