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    Il était quelque part

    sur le quai d’une gare

    une foule interminable

    accrochée à ses roulantes valises

    impossible de garder les yeux immobiles

    bourdonnement sourd de mots mal compostés

    où la mélancolie se disperse et se perd.

     

    Des regards s’accrochent, s’accouplent, en se croisant.

    « Sublimez l’instant », affiché sur une publicité pour San Pellegrino.

    Jeune femme avec un sac en papier

    où est écrit « les 100 ans de la culotte »

    échange de sourires fugaces mais vrais.

     

    S’asseoir

    espace réservé aux voyageurs connectés

    du silence derrière les écouteurs

    les yeux cherchent de prochains départs.

     

    En transit

    dans les tuyaux de ce grand intestin.

     

    Trois policiers, gilets pare-balles, armes à la ceinture

    contrôle d’identité

    jeune homme bien tranquille

    n’a pas la bonne couleur de peau

    mais une belle gueule de sans papier, de suspect

    de terroriste, de djihadiste, de complotiste…

    alors lui, jeune homme bien tranquille

    tellement habitué, reste poli, présente ses papiers

    aux policiers qui ne trouvent rien à redire.

     

    Jusqu’à quand va-t-il rester bien tranquille le jeune homme

    dans ce pays qui ne le prend pas pour un de ses enfants ?

     

    Jusqu'à quand allons-nous accepter cela ?

     

     


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